Un bourg de plaine cerné de lotissements
Pusignan compte environ 4 100 habitants et appartient à la communauté de communes de l’Est Lyonnais, sur ce large replat qui s’étend entre le Rhône et les premiers reliefs du Bas-Dauphiné. Le sol y est fait de sables et de galets déposés par le fleuve, très perméable, sans la couche argileuse qui retient l’eau ailleurs dans le département. Autour d’un noyau ancien groupé, la commune s’est étoffée par lotissements successifs à partir des années 1970, avec des maisons individuelles posées sur dalle ou sur vide sanitaire et des jardins de bonne taille. Le même terrain se prolonge sur la commune voisine de Genas, où les difficultés de diagnostic sont identiques. Cette géologie, très favorable à la construction, est en revanche la pire qui soit pour repérer une perte d’eau.
Une perte que le terrain ne trahit jamais
Ailleurs, une canalisation enterrée qui cède finit par se manifester : la pelouse verdit par plaques, un affaissement apparaît, l’eau ressort au point bas. À Pusignan, rien de tout cela ne se produit. Les graviers drainent immédiatement vers la profondeur, et l’on peut perdre plusieurs mètres cubes par jour sans qu’aucun indice extérieur n’apparaisse. Les signes sont donc indirects et faciles à négliger : une facture qui double sans changement d’habitudes, une pompe de puisage qui se déclenche plus souvent, un léger sifflement dans la tuyauterie la nuit, ou une baisse de pression à la douche quand deux points d’eau fonctionnent ensemble. Dans les maisons sur dalle, la perte se produit parfois sous le carrelage, et le premier symptôme est un sol tiède par endroits.
Procéder par élimination avant de sonder
Quand le terrain ne dit rien, on remonte la piste en fermant des vannes une à une. Le compteur sert de juge : on note l’index, on coupe l’arrivée générale du logement, on relit. Si le mouvement persiste, la perte est sur la partie enterrée entre la limite de propriété et le bâtiment. S’il s’arrête, elle est à l’intérieur, et l’on recommence en isolant successivement le chauffe-eau, la boucle de chauffage, le circuit extérieur d’arrosage. Cette découpe méthodique ne trouve pas le point de fuite, mais elle réduit la zone à examiner à une portion de réseau, ce qui change tout pour la suite : on cesse de chercher partout pour chercher quelque part.
Les outils qui prennent le relais
Une fois le tronçon désigné, le gaz traceur est l’instrument adapté au sous-sol de Pusignan : la conduite est vidangée puis mise sous mélange, et le gaz emprunte les vides entre les galets pour rejoindre la surface, où le détecteur le capte au-dessus du percement. C’est précisément dans ce type de sol filtrant, où l’eau ne remonte pas, que la méthode donne ses meilleurs résultats. Sur les portions restées en charge à l’intérieur, l’écoute électro-acoustique prend le relais : le sifflement du jet se suit au contact de la dalle et s’intensifie à mesure que le capteur approche de sa source. Les évacuations bouchées ou fissurées relèvent quant à elles de l’inspection par caméra, qui montre le conduit tel qu’il est.
Quand la tournée passe dans l’Est lyonnais
Le service fonctionne par tournées à l’échelle du département, et les communes de l’Est lyonnais sont regroupées sur un même passage : une demande émise depuis Pusignan est traitée avec celles de Saint-Bonnet-de-Mure et des bourgs alentour, pour une intervention planifiée sous 24 à 48 heures. Le montant de la recherche est annoncé avant tout déplacement, sans frais d’estimation. Le dossier remis à l’issue de la visite comporte le repérage du point, les relevés obtenus et les photographies qu’une compagnie attend pour ouvrir un dossier relevant de la convention IRSI.