Une ville posée sur le plateau du sud-ouest lyonnais
Saint-Genis-Laval compte un peu plus de 21 000 habitants et fait partie de la Métropole de Lyon, sur le plateau qui sépare la vallée de l’Yzeron des coteaux dominant le Rhône. Le sous-sol y est fait pour l’essentiel de molasse, une roche sableuse tendre, peu cimentée, que l’on retrouve sur une bonne partie du sud-ouest lyonnais et jusque vers Brignais. C’est un terrain commode à bâtir, et la commune en a largement profité : au centre ancien resserré se sont ajoutés des ensembles résidentiels, des lotissements et de grands équipements. Mais cette molasse a une propriété qui change tout pour qui cherche une fuite : ses grains ne sont pas liés entre eux, et l’eau les emporte.
Quand la fuite emporte le sol avec elle
Le mécanisme est progressif et silencieux. Une canalisation enterrée qui se perce projette un filet d’eau sous pression contre le terrain qui l’entoure. Dans une argile, ce terrain résiste et l’eau finit par remonter ; dans les sables de la molasse, elle entraîne les particules les plus fines et les évacue vers les vides du sous-sol. Un espace se forme alors autour du tuyau, puis s’agrandit. Sous une maison de Saint-Genis-Laval, cela signifie que le désordre le plus grave n’est pas la perte d’eau elle-même mais la cavité qui se creuse sous la dalle, et qui n’appelle aucune réaction tant qu’elle reste modeste. Le jour où la dalle n’est plus soutenue, la fissure apparaît d’un seul coup, souvent en diagonale et souvent dans la pièce voisine de l’origine réelle.
Les signes qui devraient alerter avant la fissure
Plusieurs indices précèdent la rupture et passent régulièrement inaperçus. Un carrelage qui sonne creux sous le talon dans une zone limitée, alors qu’il sonnait plein auparavant, indique que le support s’est décollé. Une plinthe qui se décale légèrement, une porte qui commence à frotter en bas, un joint de carrelage qui s’ouvre en ligne droite vont dans le même sens. À l’extérieur, un enrobé qui s’affaisse le long de l’allée, un pavé qui bascule, une bordure descendue de quelques centimètres racontent la même histoire à ciel ouvert. Aucun de ces signes n’est spectaculaire pris isolément ; réunis, et accompagnés d’un compteur qui avance robinets fermés, ils désignent une perte enterrée déjà ancienne.
Localiser sans aggraver l’affouillement
L’objectif est ici double : trouver le point, et ne pas ajouter au désordre en multipliant les ouvertures. L’écoute électro-acoustique est mise à profit en premier, car la molasse transmet correctement le bruit du jet et le maximum d’amplitude se relève à l’aplomb du percement, à travers la dalle comme à travers l’allée. Elle est confirmée par l’injection de gaz traceur sur les portions enterrées, méthode qui ne réclame aucune fouille exploratoire : le mélange remonte par les vides du terrain, y compris ceux que la fuite a elle-même créés. Quand la perte touche un plancher chauffant, la caméra thermique restitue le tracé des boucles et la zone d’écoulement.
Le passage sur le sud-ouest de la métropole
Le service se déplace par tournées à l’échelle du département, sans base fixe, et les communes du sud-ouest lyonnais sont visitées au cours d’une même sortie, aux côtés des demandes reçues de Chaponost. Une intervention à Saint-Genis-Laval se cale ordinairement à 24 ou 48 heures ; il arrive qu’une disponibilité s’ouvre dans la journée sur l’agglomération, et le rendez-vous est alors avancé. L’estimation adressée avant le déplacement est sans frais. Le rapport de fin de recherche réunit la localisation, les relevés et les photographies requises pour une déclaration relevant de la convention IRSI.
Nos équipes couvrent également la ville-centre : recherche de fuite non destructive à Lyon.