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Haute-Savoie (74)

À Giez, l'eau qui se perd avant d'entrer dans la maison

Autour du bourg de Giez, chaque habitation tire sa propre conduite sur plusieurs dizaines de mètres. Quand elle perce sous une pelouse ou une allée gravillonnée, rien ne remonte en surface pendant des semaines.

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Entre le bout du lac d’Annecy et les pentes des Bauges

Giez ne compte guère plus de cinq cent cinquante habitants, installés là où la plaine qui ferme le lac d’Annecy vient buter contre les premiers reliefs des Bauges. Le village s’organise autour d’un noyau ancien, complété par des maisons individuelles bâties sur de vastes parcelles, avec pré, verger ou allée carrossable. Cette générosité foncière a une conséquence directe sur la plomberie : entre le regard de comptage posé en limite de propriété et le mur de la maison, il n’est pas rare de compter quarante ou cinquante mètres de conduite enfouie. On retrouve la même disposition sur les hauteurs de Mûres, au-delà du massif. C’est ce tronçon privatif, long et invisible, qui concentre l’essentiel des pertes constatées à Giez.

La conduite qui traverse la parcelle avant le mur

Une canalisation enterrée ne prévient pas. Elle se fatigue là où le remblai bouge, là où un véhicule passe et repasse, ou au niveau d’un raccord posé des décennies plus tôt. Le sol morainique du secteur, mêlé de graviers, absorbe l’eau au lieu de la faire remonter : aucune flaque, aucun affaissement, tout au plus un carré d’herbe plus vert au printemps. Le propriétaire découvre la perte sur sa facture, souvent après un ou deux relevés. À Giez, une seconde source de désordre revient régulièrement : les habitations anciennes du centre, dont l’alimentation passe sous une dalle coulée lors d’une rénovation et n’est plus accessible.

Arrosage, piscine, abri : les réseaux qu’on oublie

Autour des maisons de Giez, l’eau ne circule pas seulement vers les robinets. Arrosage automatique enterré, alimentation d’un abri de jardin, point de puisage en fond de terrain, local technique de bassin : ces circuits secondaires restent en pression toute l’année alors qu’ils ne servent que quelques mois, et leurs raccords souffrent autant du froid que des travaux de terrassement. Une vanne de sectionnement laissée ouverte suffit à entretenir une perte permanente que le compteur enregistre sans que personne ne comprenne son origine. Ces annexes sont donc isolées une à une, avant même de sortir un instrument.

Injecter un gaz, écouter le sol, colorer l’eau

Sur une conduite enfouie sous pelouse ou sous gravier, le gaz traceur donne la réponse la plus franche : la ligne est vidangée, le mélange injecté traverse le remblai et ressort à la verticale du percement, où le détecteur le capte. Quand la conduite chemine sous une dalle ou dans une maçonnerie, l’écoute électro-acoustique devient l’outil le plus fin : le percement émet un sifflement continu que le capteur amplifie, et dont l’intensité varie selon la distance au défaut. Pour un bassin qui baisse plus vite que l’évaporation ne l’explique, le colorant fluorescéine montre par où l’eau s’en va, refoulement, bonde ou canalisation de reprise. Une évacuation qui déborde relève quant à elle de l’inspection caméra.

Une venue programmée depuis le bassin annécien

Le secteur des Sources du Lac d’Annecy est desservi par la tournée qui balaie le sud du bassin annécien ; le créneau se convient sous 24 à 48 heures, un même déplacement pouvant couvrir Giez puis remonter vers Thônes. Le devis est établi avant toute intervention et reste gratuit. Le rapport rendu à l’issue de la recherche décrit le point trouvé, la méthode retenue et les mesures relevées, photographies à l’appui : votre assureur y trouve les éléments qu’exige la convention IRSI.

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