Une ancienne ville d’eau au pied du versant
Challes-les-Eaux doit son nom et sa physionomie à l’exploitation d’une source minérale, qui lui a valu des villas, un parc et des équipements hors de proportion avec sa taille. Challes-les-Eaux s’est ensuite couverte de maisons individuelles et de petites résidences, tout en conservant ce patrimoine bâti de la période thermale. Elle occupe la bordure sud du bassin chambérien, entre la plaine et les premiers reliefs. Sa voisine immédiate Barby partage la même position de pied de versant, avec les conséquences que cela implique sur la circulation de l’eau dans les terrains.
Le niveau bas concentre les risques
Dans les maisons construites à Challes-les-Eaux depuis les années soixante, le sous-sol accueille presque tout ce qui touche à l’eau : arrivée générale et compteur, chaudière ou pompe à chaleur, ballon, adoucisseur, machine à laver, départ vers l’extérieur. Cette concentration a un avantage, celle de rassembler les organes au même endroit, et un inconvénient sérieux : une fuite y coule sur une dalle brute, gagne un point bas et sèche en partie, si bien que rien ne se voit pendant longtemps. Les villas anciennes présentent le problème inverse, avec des caves voûtées où une canalisation moderne a été fixée sur une maçonnerie qui absorbe l’humidité sans rien montrer.
Humidité de paroi enterrée : trois causes à séparer
Une trace sur un mur de sous-sol, à Challes-les-Eaux, admet plusieurs explications qu’il vaut mieux distinguer avant d’entreprendre quoi que ce soit. La première est la pression du terrain, qui pousse l’eau à travers une paroi mal protégée après les pluies. La deuxième tient à la condensation, fréquente l’été quand un air chaud rencontre une paroi fraîche : elle mouille uniformément et sèche en ventilant. La troisième est la fuite véritable, indifférente à la saison et signalée par un compteur qui ne s’arrête jamais. Un ruban adhésif transparent posé quelques jours sur la tache lève déjà le doute entre condensation et venue d’eau par la maçonnerie.
Ce que la thermique et le traceur apportent en sous-sol
La caméra thermique donne d’excellents résultats dans les volumes semi-enterrés de Challes-les-Eaux : les écarts entre la paroi, l’air et une conduite d’eau chaude y sont marqués, et le tracé d’un réseau encastré apparaît nettement. Sur une alimentation qui traverse la dalle ou longe une paroi enterrée, l’écoute électro-acoustique situe l’échappement par le bruit. Lorsque la fuite est froide, sous une chape ou dans le remblai extérieur, l’injection de gaz traceur la désigne sans creuser au hasard. Les évacuations du niveau bas, souvent raccordées à une pompe de relevage, se contrôlent à la caméra d’inspection.
Le jour de la visite, ce qui est vérifié
Challes-les-Eaux se trouve sur le circuit quotidien de nos techniciens dans le Grand Chambéry ; la date se cale à l’appel, le plus souvent sous quarante-huit heures. Prévoyez un accès au compteur, au tableau des vannes et au sous-sol : la recherche commence toujours par une mesure de débit résiduel et par un contrôle de pression. Un devis sans frais précède l’intervention, et le rapport écrit qui la conclut réunit relevés, photographies et description du point de fuite, tels que les demande un assureur dans le cadre de la convention IRSI. Le même passage couvre Saint-Jeoire-Prieuré et les quartiers de La Ravoire.