Une ville verticale au contact immédiat de Genève
Annemasse s’est construite en hauteur faute de pouvoir s’étendre, coincée entre la frontière suisse, l’Arve et les premières pentes des Voirons. Immeubles de rapport, résidences des années soixante-dix, programmes neufs de six à huit niveaux : le collectif domine, avec ce que cela suppose de canalisations superposées, de gaines communes et de parkings enterrés traversés par des réseaux. La croissance de la ville a été rapide, si bien que des quartiers entiers ont vieilli d’un seul bloc et arrivent ensemble au terme de leur première plomberie. Le phénomène déborde largement les limites administratives : la commune d’Ambilly, collée au flanc ouest, présente exactement le même profil de bâti.
Personne pour entendre couler
C’est la particularité locale la plus lourde de conséquences. Une part importante des actifs d’Annemasse franchit la frontière chaque matin et rentre tard. Un raccord qui suinte derrière un meuble de cuisine, une évacuation de machine à laver qui fuit goutte à goutte, une chasse d’eau qui coule en continu : rien de tout cela n’est vu ni entendu pendant douze heures. Quand le désordre se signale enfin, ce n’est plus par une flaque mais par un plafond taché deux étages plus bas, chez un voisin qui n’a rien fait. Les logements loués meublés, souvent occupés par intermittence, allongent encore ce délai de découverte.
Le trajet d’une fuite entre le sixième et le rez-de-chaussée
L’eau qui s’échappe d’une conduite en étage ne tombe pas à la verticale. Elle gagne d’abord la chape flottante, s’étale, trouve un percement de gaine, un passage de câble ou une réservation, puis descend d’un niveau et recommence. Il n’est pas rare qu’elle parcoure ainsi plusieurs mètres à l’horizontale entre son point d’origine et l’endroit où elle devient visible. Ouvrir le plafond du logement touché mène donc régulièrement à un constat décevant : le support est mouillé, mais le tuyau percé se trouve ailleurs. À Annemasse, les colonnes montantes encastrées et les vides sanitaires de sous-sol figurent parmi les cheminements les plus fréquents.
Des mesures qui n’obligent à vider aucun appartement
L’enjeu, dans un immeuble occupé, consiste à conclure sans mobiliser vingt logements ni casser à l’aveugle. La caméra thermique balaie plafonds et cloisons et révèle les contrastes d’humidité comme les circuits d’eau chaude, appartement par appartement, en quelques minutes. L’écoute électro-acoustique ausculte les colonnes et les alimentations encastrées, en profitant du calme relatif des immeubles annemassiens en journée. Si le réseau reste muet, le gaz traceur est injecté dans la portion isolée et ressort au droit du défaut, y compris à travers une dalle béton. Les chutes et collecteurs, enfin, se contrôlent à la caméra d’inspection, et un doute d’étanchéité en salle d’eau se lève au colorant fluorescéine.
Notre présence quotidienne sur l’agglomération frontalière
Annemasse fait partie des secteurs desservis chaque jour : une visite le jour même n’a rien d’exceptionnel quand le planning s’y prête, et à défaut le rendez-vous se pose dans les 24 à 48 heures. La demande de devis est libre et sans frais. Nous repartons du site en laissant un rapport écrit qui désigne l’origine, expose la démarche suivie et rassemble les images prises pendant la recherche : ce document sert au syndic pour départager privatif et commun, et à l’assurance pour engager l’indemnisation que la convention IRSI organise entre compagnies. Nos passages englobent régulièrement le secteur de Vétraz-Monthoux.